Louis Ducos du Hauron, cet inconnu

René Dreuil a levé, vendredi soir à l'Espace culturel Uria-Monzon, le voile sur la vie et l’œuvre de ce presqu'Illustre agenais.

René Dreuil, Louis Ducos du Hauron réincarné.

Il fallait être pour le moins photographe professionnel pour s'attaquer à l'œuvre  visionnaire de Louis Ducos du Hauron. C'est ce qu'a fait René Dreuil, photographe professionnel à la retraite et cinéaste.
Né à Langon en 1837, LDH (Louis Ducos du Hauron), encouragé et soutenu par son frère Alcide, le suivra lors de toutes ses étapes professionnelles, prenant racine à Agen, d'abord bd Scaliger puis rue de Strasbourg.

EN 2020 LE CENTENAIRE DE SA MORT
Ce chercheur insatiable a tout deviné, bien avant les autres. Déjà en 1864, il rêve de cinéma et imagine les systèmes qui seront développés 30 ans plus tard par les frères Lumière ;   en 1868, il sera le premier à établir un lien entre la photographie et la théorie dite "des trois couleurs" ; en 1891, il lance les prémices de ce qui sera la photo en relief. Inventeur, savant, musicien, visionnaire, précurseur, les qualificatifs manquent pour qualifier LDH.
René Dreuil a décortiqué ses techniques, suivi la piste de ses pérégrinations, jusqu'à tracer un portrait pointilleux de celui qui reste un inconnu pour la majorité des Agenais et des Lot-et-Garonnais.
L'an prochain, la ville préfecture fêtera le centenaire de sa mort, prétexte à une commémoration plus en rapport avec l'œuvre de ce génial professeur "Trouvetout".
René Dreuil, sur sa lancée, réalisera un film (sortie en 2020), dont il tiendra le premier rôle, celui de LDH. Il est vrai que, manifestement, en vieillissant, l'élève ressemble de plus en plus au maître !

Les St-Hilairiens n'ont pas été curieux, vendredi soir. Il est vrai qu'il est devenu si facile, aujourd'hui, de faire des photos avec nos appareils numériques ou nos téléphones portables que nous avons oublié l'époque, pas si lointaine, de la photo argentique et du noir et blanc.

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